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Typologie des fusils FAL

samedi 17 septembre 2022, par Bruce MALINGUE, Co-responsable de la rédaction - Revue "Cibles" (publié initialement le 17 avril 2022)

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Photo 1 : De haut en bas : FAL « 50.00 » (avec crosse bois) ; FAL « 50.61 » avec crosse pliante ; L1A1 britannique.

Cette page fait partie d’une suite d’articles donc le but est de chercher à discerner les éléments factuels qui pourraient faire classer une arme dans la catégorie A1-11° [2] ou dans l’une des autres catégories et paragraphe A ou B.

Ce descriptif est limité aux principaux modèles de fusils FAL semi-automatiques commercialisés sur le marché français, entre 1980 et 2018. Certaines variantes, importées en faibles quantités, ne seront pas décrites ci-après de même que les armes neutralisées et les modèles didactiques.


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Le FAL sous toutes ses coutures

Le FAL comporte un ensemble « canon + boîtier de culasse » articulé sur une sous-garde comprenant le départ et la crosse, fixe ou pliante (photo 2). Contrairement au M-16 / AR-15, le puits de chargeur du FAL est intégré au boîtier de culasse (ou « upper ») et non à la sous-garde : celle-ci n’est donc pas techniquement assimilable à un « lower », selon la terminologie en vigueur avec l’AR-15, sinon par commodité de langage.

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Photo 3 : Les sous-gardes des FAL militaires et civils portent les mêmes inscriptions : « S », « R » et « A ». Noter le sélecteur de type « semi-auto ».
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Photo 2 : Le « upper » et la sous-garde du FAL s’assemblent autour d’une broche médiane. Le puits de chargeur est intégré au boîtier de culasse et non à la sous-garde.

Pour simplifier la production, tous les FAL militaires ou civils provenant de la FN – Fabrique Nationale (Belgique) comportent la même sous-garde marquée des lettres «  S » pour « Sécurité », « R » pour « Répétition » (tir semi-auto) et « A » pour « Automatique » (tir « full auto ») sur le flanc gauche (photo 3) ou respectivement « S », « E » et « D » pour les variantes allemande et autrichienne. Cette caractéristique n’implique pas que l’arme puisse tirer en rafale : munis d’un sélecteur semi-auto et suite à la suppression de la gâchette « avant », outre diverses modification internes lors de leur construction, les FAL civils ne peuvent tirer d’origine qu’en mode semi-automatique.
Sur les exemplaires produits par la FN, le cache-flamme peut être de type T-48 (long et fin) ou de type M3 (court, de diamètre 22 mm normalisé OTAN) (photo 4). Certaines versions comportent un cache-flamme amovible, voire en sont dépourvues. La longueur de canon standard est de 53 cm. Les versions avec crosse repliable peuvent recevoir des canons plus courts (le plus souvent 45 cm, parfois 43 cm).
Les marquages recensés ci-après sont limités à la seule indication du calibre, étant rappelé que la FN a utilisé indifféremment le marquage « 7,62 » pour certaines versions civiles et les versions militaires, et parfois le marquage « .308 » pour quelques versions civiles.

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Photo 4 : Les divers cache-flammes proposés par la FN, de haut en bas : Type T-48 ; modèle amovible ; M3.

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Photo 5 : De g. à d. : gâchette « avant » ; chien comportant 2 crans d’armé ; gâchette « arrière » ; détente ; 2 modèles de poussoirs de détente. Les divers axes et ressorts sont absents.
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Photo 6 : Fonctionnement du FAL en mode semi-auto : à g., le transporteur de culasse vient de faire pivoter la gâchette « avant », libérant le chien ; au centre : la gâchette « arrière » a repris le chien à son 2e cran d’armé ; à d. : bloquée par l’axe du sélecteur, la détente ne peut pas basculer vers le haut, interdisant tout tir en rafale (Notice FN – DR).

Le fonctionnement du FAL en mode « full auto »

Le départ du FAL est mécaniquement proche de celui de la carabine US-M1 en mode semi-automatique, donc avec une gâchette « arrière » couplée à la détente par un axe commun (photo 5). Il s’y ajoute une gâchette « avant », qui interagit avec le transporteur de culasse. Il ne s’agit donc pas d’un système « à double crochetage », comme celui installé sur le Garand ou sur les FSA-MAS.

Pour obtenir un tir en rafale, les caractéristiques ci-dessous, portant sur plusieurs composants, sont nécessaires (photo 6) :

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Photo 7 : En haut : transporteur de culasse standard avec le bossage gauche allongé, installé d’origine sur la plupart des FAL civils et sur tous les FAL militaires. On rencontre aussi ce transporteur standard avec le bossage gauche de longueur réduite. En bas : transporteur « Para » avec le bossage gauche de longueur réduite, parfois rencontré sur les « 50.61 », « 50.63 » et « 50.64 » civils.
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Photo 8 : Le sélecteur de tir militaire (à g.) peut pivoter jusqu’au repère « A », ce qui n’est pas le cas du sélecteur semi-automatique (à d.). Noter les différences de fraisages sur les axes.


- Transporteur de culasse (photo 7) : il présente un bossage inférieur plus long du côté gauche afin de faire pivoter la gâchette « avant », à la fin de son trajet retour. On rencontre ce même bossage raccourci, sur certaines versions civiles.

- Sélecteur de tir (photo 8)  : pour passer en position « A », le sélecteur « full auto » doit être dépourvu de l’ergot de blocage présent sur la version « semi-auto » ; son axe doit comporter un fraisage permettant à la détente de pivoter assez loin pour que la gâchette « arrière  » soit rendue inopérante, donc qu’elle ne puisse pas bloquer le chien à son 2e cran d’armé. De par son ergot de blocage (cf. photo n° 3), le sélecteur semi-auto ne peut pas pivoter jusqu’à la position « A » de la sous-garde et son axe bloque le débattement de la gâchette « arrière ». Visuellement, le sélecteur semi-auto s’identifie par l’ergot bloquant sa rotation et, le plus souvent, par la lettre « R ».

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Photo 9 : Le bloc-éjecteur, riveté à l’intérieur du boîtier de culasse, existe en une demi-douzaine de variantes : ici, les 2 versions les plus courantes.

- Chien (cf. photo n° 5) : il présente 2 crans d’armé : le 1er en face avant pour accrochage par la gâchette « avant » si elle est présente, et le 2e en face arrière pour accrochage par la gâchette « arrière » en mode semi-auto.

- Gâchette « avant » (cf. photo n° 5)  : décrite comme « gâchette d’automaticité » dans les notices FN, elle intervient aussi en mode semi-automatique. La gâchette « avant » pivote autour de la broche de liaison reliant le « upper » et la sous-garde. En fin de réarmement du chien, elle accroche celui-ci à son 1er cran d’armé. Lorsque le bossage gauche du transporteur la fait pivoter, elle libère le chien : en mode « full auto », on obtient un tir en rafale car la gâchette « arrière » est désactivée.
En mode semi-automatique : si elle est présente, la gâchette « avant » bloque le chien au 1er cran comme ci-dessus mais ce même cran fait alors fonction de cran de retenue. Lorsque la gâchette « avant » libère le chien, celui-ci est immédiatement repris à son 2e cran d’armé par la gâchette « arrière ». Il faut l’action du tireur sur la détente pour faire basculer la gâchette « arrière » et libérer le chien.
Sur les FAL FN ne tirant qu’en semi-auto, la gâchette « avant » est supprimée en usine : le chien réarmé est donc repris directement à son 2e cran d’armé par la gâchette « arrière ».
Sur le L1A1, la gâchette « avant » est conservée à titre de sécurité complémentaire : les notices britanniques décrivent d’ailleurs ce composant en tant que « safety sear » ou « gâchette de sécurité » , comme sur le Zastava M76.

- Bloc-éjecteur (photo 9) : riveté à l’intérieur du boîtier de culasse, il existe en plusieurs variantes dont la plupart présentent un fraisage latéral pour le débattement de la gâchette « avant ». La quasi-totalité des FAL civils reçoivent le même bloc-éjecteur que les versions militaires.

- Poussoir de détente (cf. photo n° 5)  : il s’efface pour permettre à la détente de pivoter assez loin en arrière afin de rendre inopérante la gâchette « arrière » si un sélecteur « full auto » est installé sur l’arme en position « A ». Quand le tireur relâche la détente, le poussoir renvoie celle-ci vers l’avant. En fin de production, sur les FAL civils, ce poussoir reçoit une seconde collerette afin de limiter son trajet, et donc celui de la détente, vers l’arrière.

En résumé : si un seul de ces éléments est absent (gâchette «  avant ») ou n‘est pas conforme aux versions militaires (sélecteur), l’arme ne peut pas tirer en rafale. Le fait que certains composants soient communs aux versions civiles et militaires, afin de rationaliser la production durant les 35 années de fabrication par la FN, ne peut constituer un critère de surclassement dès lors que l’arme est sortie d’usine en version semi-automatique.

La numérotation du FAL

Celle des FAL produits par la FN a varié à plusieurs reprises :
- De 1955 jusqu’au début des années 1970 : chaque série produite (armes militaires belges ; armes militaires vendues à l’export ; série « G » civile) reçoit une numérotation spécifique, sans tenir compte du total des armes produites. De ce fait, il peut exister des doublons lorsque ces diverses numérotations spécifiques partent de zéro.
- Vers 1970 : apparaît une numérotation générique basée sur le total des armes produites depuis 1953, s’ajoutant à la numérotation spécifique propre à chaque série.
- Vers 1980 : les numérotations spécifiques disparaissent, seule demeure la numérotation générique mais les « blocs » de chiffres attribués à certains lots d’armes ne semblent pas suivre un ordre chronologique.

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10  : En haut, exemple de documentation d’origine FN faisant état de dénominations approximatives : le FAL dit « standard » est un « Model USA » semi-auto ; le FAL dit « Para » est un « 50.64 » semi-auto. Les « 50.41 » et « 50.42 » ne sont pas des FALO car ils ne tirent qu’en mode semi-automatique.
En bas : notice de 1982 du FAL « 50.00 », proposé en versions civile (semi-auto uniquement) et militaire.

La localisation du numéro de série varie dans le temps, sur les FAL produits par la FN :
- A l’avant du puits de chargeur, sous le boîtier de culasse, pour les exemplaires anciens.
- En face gauche du boîtier de culasse, sur divers FAL « export » .
- En face droite du boîtier de culasse, sur la plupart des FAL « 50.00 » et dérivés.
- A l’intérieur du puits de chargeur, si un numéro générique s’ajoute à une numérotation spécifique.
NB : le numéro de série est parfois repris sur la sous-garde, sans que cela soit systématique.

Pour le FAL L1A1 et ses dérivés :
- Le numéro de série est apposé en face gauche du boîtier de culasse et, en principe, repris sur la sous-garde.

La dénomination

La documentation d’origine FN (notices & publicités) varie quand la dénomination utilisée pour les nombreuses variantes de FAL, surtout à partir de la fin des années 1970 (photo 10). La dénomination « FAL Para » est attribuée indistinctement à tous les modèles avec crosse pliante, militaires et civils ; de même, la dénomination « 50.00 » est appliquée à diverses configurations du FAL .

NB : les modèles avec canon lourd, dits « FALO », sont mécaniquement identiques au FAL standard. La plupart des FALO sont sortis d’usine avec la possibilité de tirer en rafale, mais il a aussi existé des versions civiles ne tirant qu’en mode semi-automatique, dénommées « 50.41 » et « 50.42 » (cf. photo n° 10), très peu communes en France.

La classification administrative

1/FAL provenant de la FN-Fabrique Nationale

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Photo 11 : FAL commercial ancien numéroté dans la série « G », ici avec une lunette de tir.

A/ FAL commerciaux avec crosse fixe (cal. 7,62 OTAN ou .308 W) : cat. B

- FAL Série « G » (photo 11) : vendu sur le marché civil en configurations diverses, avec cache-flamme de type T-48 ou M3 selon les années, parfois sans cache-flamme ou avec cache-flamme amovible ; canon standard ; monture bois pour les exemplaires les plus anciens, parfois panachée ; sélecteur semi-auto ; pas de gâchette « avant » ; marquage « Cal. 7,62 ».
NB : seulement 14 000 armes environ produites par la FN entre 1953 et 1973, sur un total avoisinant 2 700 000 exemplaires. Le numéro de série, toujours précédé de la lettre « G », figure sous le boîtier de culasse, à l’avant.

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12 : Couverture d’une notice de 12 pages dédiée au FAL « Competition Model ».
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Photo 13 : En haut : FAL Arcom, extérieurement identique au « 50.00 » (ici avec un dioptre de match). En bas : FAL « Competition Model », proposé aux tireurs sportifs jusque vers le milieu des années 1970.


- FAL « Competition Model » (photos 12 & 13) : canon standard ; cache-flamme type T-48 uniquement ; monture bois ou synthétique, souvent panachée ; sélecteur semi-auto ; pas de gâchette « avant » ; marquage « Cal. .308 ».
NB : sous-variante numérotée dans la série « G », destinée plus particulièrement aux tireurs sportifs.

- FAL «  Model USA » (photo 14)  : canon standard ; cache-flamme type T-48 uniquement ; monture synthétique ; sélecteur semi-auto ; pas de gâchette « avant » ; marquage « .308 Match ».
NB : le « Model USA » a succédé au « Competition Model » dans les années 1970. La numérotation est uniquement générique, la plus élevée dans cette série se situant aux environs de 2 500 000, mélangée avec celle des autres variantes de FAL.

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Photo 14 : FAL « Model USA », proposé aux tireurs sportifs vers 1975 en remplacement du « Competition Model ».


- FAL « 50.00 » (cf. photos n° 1 & 10)  : canon standard ; cache-flamme M3 ; monture synthétique, parfois panachée avec une crosse bois ; sélecteur semi-auto ; pas de gâchette « avant » ; marquage « Cal. 7,62 ».
NB : le « 50.00 » (parfois décrit dans la documentation FN comme Mod. 1964) a aussi été commercialisé en version militaire, pour l’export.

-  FAL Arcom (cf. photo n° 13)  : extérieurement identique au « 50.00 » mais établi en cal. 7/08 ; canon standard ; cache-flamme M3 ; monture synthétique uniquement ; pas de poignée de portage ; sélecteur semi-auto ; pas de gâchette « avant  » ; marquages « FAL SA Mod. Sport » ou « FAL 7-08 Semi Auto ».
NB : cette variante, proposée en France entre 1988 et 1995 par Arcom (filiale du GIAT – Groupement des Industries de l’Armée de Terre) a été produite à partir de composants achetés à la FN, complétés avec des canons Delcour. Ce modèle a été surclassé en 4e catégorie en 1995, avec détention viagère pour les détenteurs les ayant déclarés. Sur certains exemplaires, la sous-garde ne comporte que les lettres « S » et « R ».

B/ FAL commerciaux avec crosse pliante (cal. 7,62 OTAN ou .308 W) : cat. B

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Photo 15 : En haut : FAL « 50.63 » à canon court, en version semi-auto. En bas : FAL « 50.64 » semi-auto avec canon standard.

- FAL « 50.61 » (cf. photo n° 1) : canon standard ; avec ou sans poignée de portage ; cache-flamme M3 ; monture synthétique ; sélecteur semi-auto ; pas de gâchette « avant » ; marquage « Cal. 7,62 ».
NB : le « 50.61 » a aussi été commercialisé en version militaire, pour l’export.

- FAL « 50.63 » (photo 15) : canon court ; avec ou sans poignée de portage ; monture synthétique ; sélecteur semi-auto ; cache-flamme M3 ; pas de gâchette « avant » ; marquage « Cal. 7,62 NATO (.308) » ; certains exemplaires destinés au marché US avec des marquages d’importateurs locaux, ont été vendus en Europe : par ex. « Howco – Laurel USA ».
NB : le FAL « 50.63 » a aussi été commercialisé en version militaire, pour l’export.

- FAL « 50.64 » (cf. photo n° 15)  : canon standard ; cache-flamme Type T-48 uniquement ; avec ou sans poignée de portage ; monture synthétique ; sélecteur semi-auto ; pas de gâchette « avant » ; marquage « Cal. 7,62 ».
NB : le FAL « 50.64 » n’a pas été commercialisé en version militaire.

2/ FAL de surplus provenant des pays anglo-saxons (cal. 7,62 OTAN) : cat. B

-  L1A1 britannique (cf. photo n° 1)  : canon standard ; monture bois, souvent remplacée par du synthétique ; la sous-garde comporte les 3 positions pour « S » et « R » mais la lettre « A » est omise ; sélecteur semi-auto ; présence d’une gâchette « avant » mais l’arme ne peut pas tirer en rafale suite à diverses modifications internes effectuées en usine ; marquage « 7,62 mm ».
NB : arme assez répandue en France. Le numéro de série est précédé des lettres « UE », « UB » ou « UF » désignant le lieu de production.
-  L1A1 australien : identique au L1A1 anglais ; marquage : « 7,62 mm ».
NB : le numéro de série est précédé des lettres « AD ». Le marquage « SPF » indique une arme australienne provenant de la police de Singapour, sans autre modification.

FAL commerciaux provenant des USA (cal. .308 W) : cat. B

- FAL DSA : modèles civils avec canons de longueurs diverses ; crosse fixe ou repliable ; sélecteur semi-auto ; pas de gâchette « avant ».
NB : en début de production, des composants de surplus produits sous licence par Steyr ont été utilisés. Ces exemplaires comportent donc les mêmes sous-gardes que les modèles civils et militaires de la FN.

3/ FAL de surplus divers (cal. 7,62 OTAN) : cat. A

- FAL FN « 50.00 », « 50.61 » & « 50.63 » (cf. photos n° 1, 10 & 15)  : extérieurement très proches des modèles civils ; à l’origine avec sélecteur « full auto » et gâchette « avant ».
NB : les exemplaires de surplus, modifiés en semi-automatique, sont surclassés en cat. A1-11°.

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Photo 16  : FAL autrichien (StG 58), avec fût métallique et bipied intégré.


- FAL StG 58 autrichien (photo 16) : canon standard ; monture synthétique avec fût métallique ; à l’origine avec sélecteur « full auto » et gâchette « avant ».
NB : arme assez répandue en France. Les exemplaires de surplus, modifiés en semi-automatique, sont surclassés en cat. A1-11°.

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Photo 17 : FAL israélien (ici avec un dioptre C2 canadien). La variante Adler en cal. .243 W est dépourvue de cache-flamme (Doc. JW – DR).


- FAL israélien (photo 17) : canon standard ; monture hybride : bois & métal pour le fût, crosse bois ; à l’origine avec sélecteur « full auto » et gâchette « avant ».
NB : les exemplaires de surplus, modifiés en semi-automatique, sont surclassés en cat. A1-11°. La principale variante vendue en France, entre 1988 et 1995, est le FAL Adler recanonné en calibre .243 W en Italie, sans cache-flamme. Acquises en 5ecatégorie, ces armes ont été surclassés en 4e catégorie en 1995, avec une détention viagère pour les personnes les ayant déclarées.
Selon le SCAE, ces détentions viagères ont perdu leur validité suite à la parution du décret du 30 octobre 2021. Ces armes sont désormais surclassées en catégorie A1-11°.

4/ FAL modifiés en cat. C

Rappel : la longueur de canon des armes longues modifiées en cat. C doit être supérieure à 45 cm et la longueur totale de l’arme, crosse repliée le cas échéant, doit être supérieure à 60 cm.

La transformation en cat. C des FAL de surplus construits à l’origine pour le tir en « full auto » a été effectuée selon 3 possibilités :
- Transformation en fusil à répétition manuelle : l’emprunt de gaz est supprimé ; l’arme reçoit un magasin amovible limité à 10 cartouches au maximum : l’arme est surclassée en cat. A1-11° mais elle peut être conservée par son détenteur.
- Transformation en fusil à 1 coup : mêmes modifications que ci-dessus mais le magasin est fixe, soudé à l’arme, et limité à 1 cartouche : l’arme est surclassée en cat. A1-11° mais elle peut être conservée par son détenteur.
- Transformation avec magasin fixe limité à 2 cartouches ; le magasin est fixe, soudé à l’arme ; la sous-garde est rendue solidaire du boîtier de culasse par une soudure rendant l’arme non séparable en 2 parties : l’arme ainsi modifiée en "2 + 1 coups" est surclassée en cat. A1-11°, les détenteurs devront s’en dessaisir avant le 31 octobre 2021.&nbsp

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Tableau récapitulatif des FAL que l’on trouve dans le RGA
En cliquant sur l’image, vous pouvez agrandir.
Vous pouvez aussi télécharger le fichier excel.

NB : les FAL construits directement en semi-auto et modifiés en cat. C, ne sont pas concernés par les surclassements précités. Le RGA mentionne un surclassement en cat. B2e du FAL L1A1 construit d’origine uniquement en semi-auto (réf. AD 504).

Désormais, la FN refuse de renseigner les particuliers sur le statut des armes au moment des sorties de ses ateliers : full auto ou semi-auto d’origine.
Seuls les services officiels auront droit à une réponse.
Pour les détenteurs d’armes possiblement classées en catégorie A1-11°, cela concerne principalement les FAL, FNC, CAL et SA-FN 49 (dont certains exemplaires ont été livrés en full).
Moralité : en cas de tentative de confiscation par l’Etat, il faudra que les détenteurs de ces modèles, construits neufs en semi-auto, trouvent ailleurs que chez le fabricant les éléments de leur défense.
D’où l’intérêt de retrouver, entre autres éléments de preuve, la documentation d’usine et/ou les notices d’utilisation.

Documentation :
- The FAL rifle, par B. Stevens, Collector Grade Publ.
- Guide pratique FN-FAL, vol. 1 & 2, par B. Malingue, éd. Crépin-Leblond.
- Notices FN diverses.
 

[1Armes à feu à répétition automatique transformées en armes à feu à répétition semi-automatique ;

[2Armes à feu à répétition automatique transformées en armes à feu à répétition semi-automatique ;

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