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Pourquoi et comment réinvestir dans nos armées ?

jeudi 15 juin 2017, par FPVA : Fédération des collectionneurs pour la sauvegarde du Patrimoine

Les collectionneurs de matériels militaires s’intéressent aux matériels et à l’armée française dont est issue généralement leur collection.
Beaucoup d’observateurs reconnaissent la nécessité de relever le budget alloué à la défense nationale à plus de 2% du Produit Intérieur Brut, afin d’assurer un bon format et un équipement adéquat aux armées françaises, mais peu vous disent pourquoi !

Depuis 25 ans les enjeux géostratégiques ont considérablement évolués. Si la « Guerre froide » fait partie du passé, la fin de la « Guerre froide » l’est tout autant.
Aujourd’hui, de nouvelles menaces sont apparues : terrorisme organisé, Etats terroristes, pays émergeants, grandes puissances en devenir investissant massivement dans l’armement.

A l’échelle mondiale, entre 1995 et 2016, les dépenses militaires ont doublé en passant d’environ 800 milliards de dollars US à plus de 1600 milliards de dollars, soit 2,3 % du PNB mondial.

Pendant ce temps, en France, ces dépenses ont chuté lourdement en passant de plus de 3% du PIB avant 1995 à 1,77 % du PIB en 2016. D’ailleurs, même en euros constants, nos armées ont perdu plus de 20 % de leur budget en 25 ans (32,7 milliards d’euros en 2017), tandis que nombre de pays se dotent actuellement de moyens modernes susceptibles de nous mettre en difficulté dans les 10 ans qui viennent.

Un rapide coup d’œil sur l’état de nos forces armées en dit long sur nos capacités réelles !
Ainsi, sur les 40 dernières années, la marine nationale a perdu la moitié de ses navires en passant de 78 à 35 bâtiments. En ce sens, alors qu’à la fin des années 1970 la France disposait encore de 2 porte-avions, 2 porte-Hélicoptères, 2 croiseurs, 19 destroyers (ou frégates de premier rang), 27 frégates, 7 navires de débarquement et 20 sous-marins, aujourd’hui, elle ne dispose plus que d’un seul porte-avions, aucun porte-hélicoptères, aucun croiseur, 10 destroyers, 10 frégates, 3 navires de débarquements (BPC) et 11 sous-marins (dont 4 SNLE réservés à la dissuasion nucléaire).

De même, sur la même période, l’armée de l’air a perdu la moitié de ses aéronefs en passant d’environ 550 avions de combat, 130 avions de transport, 350 hélicoptères de combat et 150 hélicoptères de transport, à environ 200 avions de combat, 85 avions de transports, 166 hélicoptères de combat et 129 hélicoptères de transport.

Enfin, l’armée de terre a perdu près de la moitié de ses véhicules en passant de plus de 8000 à moins 5000 véhicules blindés. De plus, alors que dans les années 1980, la France disposait d’environ 1350 chars lourds (AMX30), 50 chars légers (AMX13), 300 chars à roue légers (AMX10 RC), 825 blindés légers (ERC90 Sagaie, AML90, AML60), 1800 blindés de Combat d’Infanterie (AMX10 P), 3600 Véhicules de transport de troupes (VAB), 134 chars d’artillerie blindée (AUF1), 105 canons (TRF1) et 400 mortiers (MO 120 RT), aujourd’hui, elle ne dispose plus que de 241 chars lourds (Leclerc), 249 chars à roue légers (AMX10 RC), 90 blindés légers (ERC90 Sagaie), 625 Véhicules de Combat d’Infanterie (VBCI), 2582 Véhicules de transport de troupes (VAB), 1448 véhicules blindés légers (VBAE), 32 chars d’artillerie blindée (AUF1), 77 Canon-automoteurs (Caesar), 13 lance-roquettes (LRU) et 12 canons (TRF1).

Or, le premier rôle de l’Etat étant de contribuer à la sécurité des citoyens, aujourd’hui, il est grand temps de réinvestir massivement tant en hommes, qu’en formation, en entretien, et en équipements.

Face aux nouvelles menaces d’un monde incertain et conformément aux engagements de la France auprès de l’OTAN de porter son budget de la défense à plus de 2%, l’objectif à 10 ans du format et de l’équipement des forces armées françaises pourrait être le suivant :

Les besoins des forces armées françaises - Objectif à 10 ans du format et des équipements :

Budget : 2,3% du PIB ou 50 milliards d’euros, 220 000 engagés, 50 000 conscrits (Service Militaire obligatoire de 3 mois (Classes), 50 000 réservistes).

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Char lourd Leclerc

Armée de Terre (hors véhicules spéciaux) :
120 000 hommes engagés (6 divisions blindés et 1 division parachutistes).

  • 1 200 chars lourds (type Leclerc, Léopard 3 ou autres),
  • 600 chars légers à roues (type Jaguar),
  • 1 200 blindés de combat d’infanterie (type VBCI),
  • 3 000 blindés de transport de troupe (type Griffon),
  • 1 500 véhicules blindés d’aide à l’engagement (type VBAE),
  • 2 000 véhicules blindés légers (type PVP).
  • 100 blindés d’artillerie (type Caesar NG 8x8),
  • 150 canon-automoteurs (type Caesar),
  • 100 pièces d’artillerie (type 155 mm et/ou 203 mm),
  • 300 mortiers tractés (120 mm),
  • 50 Blindés lance-roquettes (type LRU ou autres),
  • 200 hélicoptères d’attaque (type Tigre ou autres),
  • 150 hélicoptères de transport léger polyvalent (type AS555 Fennec, AS565 Panther ou autres),
  • 150 hélicoptères de transport moyen (type NH90),
  • 50 hélicoptères de transport lourd (type Sikorsky CH-53 K King Stallion, Boeing CH-47 F Chinook).
  • 6 000 véhicules légers (type P4),
  • 6 000 camions légers de transport tout terrain (type TRM 2000 ou autres),
  • 6 000 camions moyens de transport tout terrain (type GB 180 ou autres),
  • 3 000 camions lourds de transport tout terrain (type TRM 10 000 ou autres).
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Porte-avions français Charles de Gaulle

Armée de Mer (hors navires spéciaux et logistiques) :
50 000 hommes engagés (3 escadres Atlantique, Pacifique/Indien, Méditerranée/Golf persique avec 2 groupes aéronavals, 2 groupes amphibies, 2 groupes d’action maritime).

  • 3 porte-avions (Charles de Gaulle 260m + 2 PA 300m),
  • 2 croiseurs lance-missiles/artillerie côtière (190m),
  • 4 BPC (navires de débarquement 199m),
  • 6 Destroyers (frégates de 1er rang de type Horizon 150m),
  • 10 Destroyers (frégates de 1er rang de type Fremm 140m),
  • 10 Destroyers (frégates de 1er rang de type FTI 120m),
  • 15 frégates (frégates de 2ème rang 110m),
  • 10 avisos (90m),
  • 20 patrouilleurs (60m),
  • 15 Dragueurs de mines (50m).
  • 4 Sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE NG 140m),
  • 10 Sous-marins nucléaires d’attaque (SNA Type Barracuda 90m),
  • 160 avions de combat (type Rafale marine),
  • 80 hélicoptères (défense, recherche, sauvetage, transport).
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Rafale

Armée de l’Air (hors aéronefs spéciaux) :
50 000 hommes engagés (20 escadres de chasse, bombardement et transport)

  • 400 avions de combat (type Rafale),
  • 30 bombardiers stratégiques à long rayon d’action (achat sur étagère auprès des USA),
  • 30 avions de transport légers (type CASA CN-235) ,
  • 90 avions de transport moyen (Type A 400M, C130J, ou autres),
  • 10 avions de transport lourd (type C17, Antonov 124, ou autres),
  • 20 avions ravitailleurs (type A330MRT),
  • 300 avions d’entrainement (formation initiale, chasse, transport),
  • 100 hélicoptères (sûreté, recherche, sauvetage, transport),
  • 20 drones de combat et de reconnaissance.

Liens :



- Budget des armées



- Armée de terre



- Armée de mer



- Armée de l’air



Un blog à consulter : Secret Défense de Jean Dominique Merchet.


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