Le Figaro fustige les armes du XIXème siècle.

mardi 30 novembre 2021, par Jean Pierre Bastié, Vice Président de l’UFA

Les clichés ont la vie dure. Après la Commission européenne qui affirme que c’est un revolver du XIXème siècle qui a été utilisé en 2018 pour l’attentat de Strasbourg, voilà que le quotidien Le Figaro reprend cette affirmation dans un article.
Les collectionneurs en ont assez qu’après avoir pris n’importe quel prétexte pour discréditer leurs armes, voilà qu’on en arrive à des mensonges que l’on colporte.

Nous avons décidé d’envoyer une mise au point au journaliste du Figaro : Christophe Cornevin sous forme de cet article constituant lettre ouverte ainsi que par un lien sur son compte Twitter @ccornevin.

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Extrait de L’article de Christophe Cornavin paru dans le figaro du 28/11/2021
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« Permettez-moi d’attirer votre attention sur les erreurs qui émaillent une partie de votre article publié dans le Figaro sur le trafic d’armes.
Vous écrivez, je cite : « certains terroristes islamiques sont passés à l’action en réussissant à se procurer d’antiques modèles de collection.
Ce fut le cas de Cherif Chekatt qui a semé la mort le 11 décembre 2018 sur le marché de Noël de Strasbourg avec un révolver d’ordonnance de 1892, l’arme officielle des officiers français pendant la première moitié du XIXème siècle. »

C’est une erreur reprise à de multiple occasions par la presse qui oublie trop souvent de vérifier ses sources. Il ne s’agissait pas comme on l’a trop souvent dit d’un revolver réglementaire français modèle 1892 de la Manufacture d’armes de Saint Etienne (qualifié de « Lebel » par des journalistes), mais d’un revolver espagnol produit entre 1917 et 1918 à Eibar dans la péninsule ibérique.
Une version espagnole de Colt ou de Smith & Wesson en calibre 8mm achetée par l’armée française en grande quantité pendant la guerre de 14-18.
Ce revolver n’était pas une arme ancienne de collection, mais un revolver de catégorie B, soumis à détention et donc détenu de façon tout à fait illégale.
Même remarque pour le pistolet semi-automatique Ruby, qui est lui aussi issu des mêmes contrats militaires de 14-18. Et qui n’est en aucun cas une arme de collection, c’est lui aussi une arme de catégorie B, soumise à détention.
La prochaine fois que vous vous intéresserez aux armes à feu et aux armes de collection en particulier, n’hésitez pas à me contacter. Je me ferai un plaisir de vous répondre. »


Rel. L- 01/12/21

Voir aussi : les armes de l’attentat de Strasbourg.